Gérald Darmanin déclare que le terme “séparatisme” sera remplacé par “laïcité”

 Gérald Darmanin déclare que le terme “séparatisme” sera remplacé par “laïcité”

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin Photo de JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP via Getty Images

Le futur projet de loi sur le “séparatisme islamiste”, qui doit être présenté en novembre par Gérald Darmanin en Conseil des ministres, change d’expression dans l’intitulé de la loi, et sera remplacé par “laïcité”. C’est ce qu’a annoncé le Ministre de l’Intérieur mardi sur Radio Classique.

Sur les ondes de Radio Classique, le Ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a affirmé que le texte a pour visée de « renforcer la laïcité et les principes républicains ». Le projet de loi destiné à lutter contre le séparatisme devrait changer de nom pour s’appeler “projet de loi renforçant la laïcité et les principes républicains”.

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“Ce n’est pas le seul objet du texte”

Le ministre a ajouté que “l’idée était bien de lutter contre le séparatisme principal qu’est l’islam radical”, mais, a précisé que “ce n’est pas le seul objet du texte qui s’adresse à tous les cultes, contre tous les mouvements sectaires, impose la neutralité politique et religieuse”.

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Historique de l’expression “séparatisme islamiste”

En février dernier, lors d’un discours à Mulhouse, le Président Emmanuel Macron déclarait déjà : “ce séparatisme islamiste est incompatible avec la liberté et l’égalité”. Il avait tenu à souligner : “Ne nous laissons pas entraîner dans le piège de l’amalgame tendu par les polémistes et par les extrêmes, qui consisterait à stigmatiser tous les musulmans. (…) Ce à quoi nous devons nous attaquer, c’est le séparatisme islamiste”.

Dans son discours de politique générale, le 15 juillet, le Premier ministre Jean Castex annonçait que “lutter contre l’islamisme radical sous toutes ses formes est et demeure l’une de nos préoccupations majeures”.

Aujourd’hui, le ton se veut plus nuancé, afin d’atténuer les risques d’amalgame et de stigmatisation des citoyens français de confession musulmane.

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Malika El Kettani