Dissolution de la Compagnie de sécurisation et d’intervention du 93

 Dissolution de la Compagnie de sécurisation et d’intervention du 93

L’Algérien qui a poursuivi l’auteur de l’attentat a été arrêté et placé en garde à vue pendant plusieurs heures.

Ménage au sein de la préfecture de police de Seine-Saint-Denis. Quatre agents sont mis en examen. La Compagnie de sécurisation et d’intervention a été dissoute.

C’est a priori une affaire de racket qui visait des délinquants et qui était vraisemblablement dirigée par des policiers de la CSI, la Compagnie de sécurisation et d’intervention. Quatre des 6 agents de cette cellule ont été mis en examen et placés sous contrôle judiciaire par le parquet de Bobigny. La liste des réquisitions est longue : « faux et usage de faux en écriture », « atteinte arbitraire à la liberté individuelle », « violences volontaires en réunion », « transport et détention non autorisés de stupéfiants » et enfin « vol ». Et le service lui-même est visé par 17 enquêtes préliminaires. A l’occasion d’une perquisition, les enquêteurs ont trouvé une cache de stupéfiants dans le parking de la compagnie de sécurisation et d’intervention à Aulnay-sous-Bois.

 

« Revoir la doctrine d’emploi »

En début de semaine, le 29 juin, les représentants des forces de l’ordre ont été entendus par l’IGPN, l’Inspection générale de la police nationale. La garde à vue de deux des quatre policiers a été levée au bout de 48 heures. Le ministère de l’Intérieur a choisi rapidement de dissoudre leur service, la Compagnie de sécurisation et d’intervention. Le préfet a précisé, dans un communiqué, vouloir « revoir la doctrine d’emploi des CSI dans le sens d’une meilleure articulation avec les effectifs locaux de la DSPAP (Direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne) qu’elles appuieront plus fortement dans la lutte contre la délinquance du quotidien ». Du côté des syndicats, Unité-SGP Police dénonce une « décision prise une fois encore dans la précipitation » et affiche son soutien aux policiers du service.

Chloé Juhel