La plaque en hommage à Ahmed Merabet de nouveau vandalisée

 La plaque en hommage à Ahmed Merabet de nouveau vandalisée

La plaque réalisée par l’artiste C215 en hommage à Ahmed Merabet a été vandalisée ce 9 novembre 2021.

Pour certains, un « Arabe » restera toujours un « Bicot », même quand celui-ci est mort pour la France. Ce matin (mardi 9 novembre), l’artiste Christian Guemy, plus connu sous le nom de C215 a découvert stupéfait que la plaque qu’il a réalisée en hommage à Ahmed Merabet, le policier tué le 7 janvier 2015 à bout portant, en pleine rue par l’un des frères Kouachi, quelques minutes après l’attaque terroriste du journal satirique Charlie Hebdo, avait été une nouvelle fois vandalisée. Sur le front d’Ahmed Merabet, quelqu’un a écrit au feutre « Bicot ».

 

« Ce type de propos putride sur le portrait fraichement restauré d’Ahmed Merabet, à l’emplacement même de son assassinat, montre bien le climat qui règne actuellement en France, celui d’un racisme décomplexé », a réagi écœuré C215 sur sa page Instagram.

Ce n’est pas la première fois que la plaque inaugurée le 5 janvier 2016 par le président de la République François Hollande et la maire de Paris Anne Hidalgo, située boulevard Richard-Lenoir à Paris, à quelques mètres du drame, est vandalisée.

Déjà le 16 juillet 2020, des inconnus avaient dessiné au stylo : « oui », « d’acc », « mais encore ? » et « les terroristes c’est eux ».

L’artiste C215 a promis d’aller effacer l’inscription.

 

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.