Présidentielles 2027 : cinq choses à savoir sur Matthieu Pigasse

Matthieu Pigasse, le 2 avril 2026 à l’Assemblée nationale à Paris. © Alain JOCARD / AFP
Il n’a pas officiellement annoncé sa candidature mais il y réfléchit sérieusement. Le banquier d’affaires souhaite mobiliser autour des véritables enjeux socio-économiques : redistribution des richesses, services publics et justice fiscale.
1. Il dénonce une « police des religions »
Proposition historique de Marine Le Pen, l’interdiction du port du voile en public est remise sur la table par la candidate du Rassemblement national qui promet, si elle accède à l’Élysée, un référendum qui déboucherait sur une sanction pénale.
Matthieu Pigasse accuse le RN et les promoteurs de ces mesures de créer une « police des religions » et dénonce une dérive liberticide.
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2. L’obsession médiatique et les « 3 I »
Matthieu Pigasse critique régulièrement la polarisation du débat public impulsée par les médias conservateurs, notamment le groupe Bolloré. Il accuse régulièrement ce dernier de saturer l’espace avec ce qu’il résume par les « trois I » : islam, immigration et insécurité.
À travers ses investissements médiatiques et culturels dont Radio Nova et le festival Rock en Seine, il défend activement le métissage, la diversité culturelle et la vitalité apportée par les diasporas.
À travers sa place dans les médias, Matthieu Pigasse exprime son soutien à Gaza. Caroline Fourest a d’ailleurs surnommé Radio Nova « Radio Gaza ».
Et il y a eu aussi « L’affaire Kneecap », du nom de ce groupe irlandais pro-palestinien qui a participé à l’édition 2025 du festival Rock en Seine. Une annonce qui a eu pour conséquence directe le retrait de subventions de la Région Île-de-France.
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3. Banalisation du racisme
La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, s’est attiré des critiques jusque dans son propre camp pour avoir invoqué la « liberté d’expression » au sujet de la théorie du « grand remplacement ».
Pour Matthieu Pigasse, « à force de courir derrière l’extrême droite, ils en banalisent les mots, les obsessions et désormais le racisme ».
Précisément sur la question de l’immigration, il s’est opposé aux durcissements législatifs en France notamment autour de la loi immigration. Matthieu Pigasse juge ces textes contraires aux traditions républicaines d’accueil et d’intégration.
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4. Proche de Jean-Luc Mélenchon
Matthieu Pigasse était l’invité des universités d’été de La France insoumise. Il y a été question de l’annulation d’une partie de la dette, proposition défendue par le candidat Mélenchon.
« Le mur de la dette n’existe pas. C’est un argument idéologique imposé pour nous dire qu’on ne peut rien faire (…). La France emprunte chaque semaine sans aucun problème », a argumenté Matthieu Pigasse.
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5. Privé de primaire
Matthieu Pigasse a un temps envisagé de participer à la primaire de la gauche sociale-démocrate pour la présidentielle. Mais sa candidature a été refusée. Le banquier d’affaires dit s’être retrouvé face à un « bunker dans lequel personne ne peut entrer ».
Au final, les cinq candidats qu’il faudra départager les 9 et 10 octobre sont : Ségolène Royal, Jérôme Guedj, Olivier Faure, Raphaël Glucksmann et Emmanuel Maurel.
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