Visite de Netanyahu à Paris : la colère des syndicats de journalistes

 Visite de Netanyahu à Paris : la colère des syndicats de journalistes

Emmanuel Macron et Benjamin Netanyahu


Les syndicats de journalistes sont en colère contre la venue ce mardi 5 juin de Benjamin Netanyahu à Paris et ils ont décidé de le faire savoir ! Trois d'entre eux, et non des moindres, le Syndicat national des journalistes (SNJ), le SNJ-CGT et la CFDT Journalistes, ont jugé ce lundi "insupportable à plus d'un titre" qu'il soit reçu par le président Emmanuel Macron. 


Après avoir rencontré la chancelière allemande Angela Merkel à Berlin ce lundi, le Premier ministre israélien poursuit sa tournée à Paris mardi pour contrer l'influence de Téhéran.


"La répression à Gaza contre la population civile (…) a fait plus de 100 morts et quelques 8.000 blessés par des tirs à balles réelles", et "parmi les victimes figurent des enfants, des jeunes et des secouristes". En outre, "lors de ces manifestations les tireurs d'élite de l'armée israélienne visent délibérément les journalistes palestiniens pourtant reconnaissables à leur gilet PRESSE", s'insurgent les trois syndicats, dans un communiqué commun.


Dans ce texte, ils jugent "inconcevable" la visite de Benjamin Netanyahou, et appellent le président français à lui "demander des comptes". "Il faut que cesse la répression contre les civils désarmés, contre nos confrères palestiniens et que tous les journalistes arrêtés et incarcérés soient libérés", plaident ces syndicats.


Côté associations pro-palestiniennes, ces dernières ont appelé à manifester contre la venue de Benjamin Netanyahu, qu'elles accusent de "crimes de guerre", dans toutes les grandes villes de France en fin d'après-midi. A Paris, elles donnent rendez-vous à 18h30 devant le Grand Palais, à quelques pas des Champs-Elysées et surtout de l'ambassade israélienne. 


Nadir Dendoune

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.