Alger inaugure la troisième plus vaste mosquée du monde (Photos)

 Alger inaugure la troisième plus vaste mosquée du monde (Photos)

La grande mosquée d’Alger, inaugurée le 28 octobre 2020. FAROUK BATICHE / DPA / AFP

La grande mosquée d’Alger, la troisième plus vaste au monde et la plus monumentale d’Afrique, a été inaugurée ce mercredi soir (28 octobre) avec une première prière collective, un an et demi après la fin de sa construction.

 

Mégaprojet emblématique du président déchu Abdelaziz Bouteflika, chassé du pouvoir par la rue en avril 2019, la grande mosquée aura suscité une des plus vives polémiques de mémoire récente en Algérie.

Son chantier d’abord, achevé fin avril 2019 après plus de sept années de travaux, et la compagnie chargée de la construction, le géant du BTP China State Construction Engineering (CSCEC) qui a fait venir ses ouvriers de Chine.

Son coût ensuite, officiellement plus de 750 millions d’euros, largement plus que prévu, à la charge des contribuables algériens.

Enfin, sa taille et sa place dans le paysage urbain algérois font débat. Le minaret, qui surplombe la célèbre baie d’Alger, est le plus haut du monde : il culmine à 267m, soit 43 étages desservis par des ascenseurs panoramiques.

Nourrissant l’ambition d’être un haut lieu théologique, culturel et scientifique, la mosquée dispose de douze bâtiments indépendants, dont une bibliothèque qui devrait abriter un million de livres.

« Cinq imams et cinq muezzins y officieront » précise le théologien algérien Kamel Chekkat. Un groupe d’études et de recherches pluridisciplinaires travaillera sur le texte coranique et « son adéquation avec l’époque et surtout avec la science », précise-t-il.

« L’idée est que la grande mosquée soit un lieu où seront combattus tous les radicalismes, religieux et laïcs », martèle, optimiste, le théologien.

Vue aérienne sur la grande mosquée d'Alger.
Vue aérienne sur la grande mosquée d’Alger montrant la cour et les galeries latérales ainsi que la salle de prière surplombée par un dôme vitré. Farouk Batiche / DPA / AFP
Vue depuis la porte d'accès principal de la grande mosquée d'Alger.
Vue depuis la porte d’accès principal de la grande mosquée d’Alger. Farouk Batiche / DPA / AFP
La grande mosquée d'Alger : Vue depuis une galerie sur le minaret.
La grande mosquée d’Alger : Vue depuis une galerie sur le minaret. Farouk Batiche / DPA / AFP
La grande mosquée d'Alger: Vue sur la salle de prière et le mihrab.
La grande mosquée d’Alger: Vue sur la salle de prière et le mihrab. Farouk Batiche / DPA / AFP
La grande mosquée d'Alger : Un imam menant une prière devant le mihrab niche indiquant la direction de la Kaâba.
La grande mosquée d’Alger /28-10-2020 : Un imam menant une prière devant le mihrab, niche indiquant la direction de la Kaâba. Farouk Batiche / DPA / AFP

>> Lire aussi : Inauguration de la Grande (et chère) Mosquée d’Alger

 

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.