Décès de Sabah Fakhri, légende de la chanson syrienne

 Décès de Sabah Fakhri, légende de la chanson syrienne

Le chanteur syrien Sabah Fakhri se produisant au festival « Angham min al-Sharq » à Abu Dhabi, le 12 mai 2010. EBRAHIM ADAWI / AFP

Sabah Fakhri est décédé mardi 2 novembre. Celui qui était capable de chanter dix heures d’affilée sur scène, est mort à l’âge de 88 ans.

 

Le chanteur syrien Sabah Fakhri, icône de la chanson aleppine et célèbre dans tout le monde arabe, est décédé à Damas à l’âge de 88 ans, a indiqué mardi 2 novembre son fils à l’AFP.

« Son cœur a cessé de battre. Il nous a quittés », a annoncé Anas Fakhri, ajoutant toutefois que son père était « une légende d’Alep et de la Syrie », et que « les légendes ne meurent pas ».

De son vrai nom Sabah Eddine Abou Kaws, le défunt, né en 1933 à Alep (nord-ouest), berceau de la chanson en Syrie, Sabah Fakhri a interprété de sa voix puissante les chants traditionnels, notamment les « mouwachahat andalous » et les « qudud aleppins ».

Sabah Fakri a tenu d’innombrables concerts à travers le monde et a participé aux festivals les plus prestigieux.

Chanteur infatigable, il était capable de tenir en haleine son auditoire pendant des heures en répétant inlassablement les couplets de poèmes arabes classiques ou contemporains.

En 1968, il avait battu un record en chantant pendant dix heures d’affilée lors d’une tournée à Caracas.

 

>> Ecouter ici quelques passages des chansons les plus illustres de Sabah Fakhri.

 

Avatar photo

Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.