Algérie. Trois ans de prison ferme pour le journaliste Khaled Drareni

 Algérie. Trois ans de prison ferme pour le journaliste Khaled Drareni

Le journaliste indépendant Khaled Drareni, notamment correspondant pour TV5 Monde, en détention provisoire depuis la fin mars, a été condamné ce lundi 10 août à trois ans de prison ferme, a annoncé Nouredine Benissad, un avocat de son collectif de défense. 

 

« C’est un verdict très lourd pour Khaled Drareni. Trois ans ferme. On est surpris. Le dossier est vide », a déclaré Maître Benissad, également président de la Ligue algérienne des droits de l’Homme (LADH).

Ses deux co-accusés, Samir Benlarbi et Slimane Hamitouche, deux figures du mouvement de contestation antirégime « Hirak », ont quant à eux été condamnés chacun à deux ans de prison, dont quatre mois ferme.

Pour Reporters sans frontières (RSF), cette condamnation relève « clairement d’une persécution judiciaire ». Cette décision d’une « justice aux ordres soulève le cœur et l’esprit par son caractère arbitraire, absurde et violent », a écrit Christophe Deloire, le secrétaire général de RSF sur son compte Twitter.

Âgé de 40 ans, Khaled Drareni est accusé « d’incitation à attroupement non armé » et « d’atteinte à l’unité nationale » après avoir couvert le 7 mars à Alger une manifestation du « Hirak », le soulèvement populaire qui a secoué l’Algérie pendant plus d’un an jusqu’à sa suspension il y a quelques mois en raison de la pandémie de Covid-19.

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.