Algérie. Visas refusés pour la famille de Kenza en fin de vie et hospitalisée en France

 Algérie. Visas refusés pour la famille de Kenza en fin de vie et hospitalisée en France

Illustration – AMELIE BENOIST / IMAGE POINT FR / BSIP via AFP

Son seul souhait : terminer sa vie aux côtés des siens. Kenza Kacel, une Algérienne de 24 ans est atteinte d’un cancer du système lymphatique, en soins palliatifs. Hospitalisée à Paris, il lui reste donc peu de temps à vivre. Grâce à nos confrères de France Inter, on apprend que l’administration française a refusé de délivrer à sa famille, qui vit en Algérie, des visas. Seule sa mère a pu venir en France avec un statut d’accompagnatrice.

 

« Pendant ces six ans avec la chimiothérapie, j’ai pensé à ma famille, j’ai imaginé qu’ils étaient présents avec moi comme avant », a témoigné, émue, Kenza à nos confrères de France Inter.

A deux reprises, le consulat de France à Alger a refusé à son frère ses demandes de visa. Raison invoquée par la France : l’existence d’un doute raisonnable quant à son intention de rentrer à terme en Algérie. Une décision incomprise par son frère.

« Je demande au consulat d’avoir un sentiment d’humanité pour exaucer la dernière volonté d’une jeune femme condamnée à mort. Je ne vais pas sacrifier ma vie professionnelle et ma vie familiale en allant chercher un projet de clandestinité », a réagi le frère, peiné par la décision des autorités françaises.

Le médecin qui s’occupe de la jeune femme a écrit au consulat général de France. Une lettre sans réponse.

« Évidemment, il y a un combat pour guérir les patients mais notre travail, c’est aussi d’être là pour eux et dans ces situations de fin de vie. La moindre des choses c’est qu’elle ait au moins le droit que son frère fasse un simple voyage de quelques jours pour la voir une dernière fois », s’est-t-il indigné.

 

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.