Emmanuel Macron : “Il n’y a pas de violence systémique de la police”

 Emmanuel Macron : “Il n’y a pas de violence systémique de la police”

À la veille de son déplacement à Montpellier, le Président de la République Emmanuel Macron a déclaré dimanche  dans un entretien au Figaro, qu’il tiendra son objectif de 10.000 policiers et gendarmes supplémentaires d’ici la fin de son mandat, et que « chaque circonscription de police aura plus de policiers à la fin du quinquennat qu’au début, sans exception ».  Il est par ailleurs revenu sur la loi « sécurité globale » et les violences policières.

« Chaque Français verra plus de bleu sur le terrain en 2022 qu’en 2017. Ça rassure les gens, ça dissuade les délinquants », a promis Emmanuel Macron. Le Président de la République a annoncé que d’ores et déjà, 4.508 policiers et 1.706 gendarmes ont déjà été recrutés, soit un effectif global de nouvelles recrues de 6.214 membres des forces de l’ordre. L’objectif d’ici fin 2021 est de recruter 2000 policiers et gendarmes supplémentaires. Parallèlement au renforcement des capacités humaines, 50% du parc auto de la police sera renouvelé. C’est dans ce cadre que le Président Macron a déclaré au Figaro qu’une « école de guerre avec de la formation continue » sera créée à Montpellier. Il s’agit d’une académie de police qui assurera des formations de trois à six mois au profit des policiers durant leur carrière professionnelle. 

Le Chef de l’Etat est revenu sur la loi « sécurité globale » pour appeler la constitution d’une réserve de 30.000 hommes dans la police. Et pour répondre aux dernières piques des partis de l’opposition de droite et des syndicats de police sur les « violences policières », Emmanuel Macron a été direct : « Il n’y a pas de violence systémique de la police, c’est faux ». Il a ajouté, tout en reconnaissant que le contrôle au faciès était une réalité, qu’ « il n’y a pas de racisme systémique de la police, pas plus qu’il n’y en a dans la gendarmerie ou au sein de l’Etat ». 

La prochaine campagne électorale présidentielle promet d’être chaude sur les sujets sécuritaires dans un contexte socio-économique très difficile induit par la crise sanitaire. 

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Malika El Kettani