30 ans après Madjer, l’Algérien Riyad Mahrez est élu meilleur joueur africain

 30 ans après Madjer, l’Algérien Riyad Mahrez est élu meilleur joueur africain

Le joueur de football algérien Riyad Mahrez

Trente ans. Trente ans que l’Algérie attendait ça ! Après Rabah Madjer, l’auteur d’une talonnade célèbre qui avait offert à Porto la Ligue des champions 87, c’est au tour de l’Algérien Riyad Mahrez, milieu offensif du club anglais de Leicester City, d’être élu joueur africain de l’année. 

La cérémonie qui s’est tenue ce jeudi soir (5 janvier) à Abuja au Nigeria a récompensé le joueur des Fennecs après sa brillante saison 2015/2016 avec Leicester, sacré champion d’Angleterre à la surprise générale.

Riyad Mahrez, 25 ans, apporte un troisième  Ballon d’Or africain à l’Algérie, après Lakhdar Belloumi (1981) et Rabah Madjer (1987).

Mahrez a devancé le Gabonais Pierre-Emerick Aubameyang, le buteur du Borussia Dortmund qui avait remporté le trophée l’année dernière.

Avec 17 buts en championnat, Riyad Mahrez a été l’un des joueurs clés de Leicester, improbable champion d’Angleterre en 2016. Sans surprise, il a été élu meilleur joueur du championnat anglais, l’un des plus relevés d’Europe.

Des performances qui lui ont permis de devenir en décembre le premier Algérien de l’histoire à se glisser dans le Top 10 du Ballon d’or (7e).

Le conte de fées se poursuit donc pour Riyad Mahrez, ancien milieu offensif de Sarcelles, club amateur de la banlieue parisienne, devenu professionnel sur le tard en rejoignant Le Havre en Ligue 2, en 2010, avant un transfert judicieux vers l’Angleterre en 2014.

 

Avatar photo

Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.