La CGEM optimiste avec son Plan de relance pour l’économie

 La CGEM optimiste avec son Plan de relance pour l’économie

Chakib Alj

La Confédération générale des entreprises du Maroc – CGEM – vient de présenter son plan de relance à la veille de la préparation du projet de loi de finances rectificative. Un plan en 500 points qui ne nécessitera pas moins de 100 milliards de Dhs pour son financement.

Nommé en janvier dernier à la tête de la CGEM, Chakib Alj, président de la CGEM a du pain sur la planche. Jamais l’économie marocaine n’avait été touchée aussi durement et c’est à lui et ses équipes, aujourd’hui, d’accompagner la relance du tissu économique. Selon lui, la crise actuelle, de par son caractère inédit et son impact, nécessite une réponse massive.

Il a, dès lors, sollicité toutes les composantes de la confédération (fédérations, CGEM régions, groupe parlementaire et commissions) pour élaborer sa proposition de Plan de relance de l’économie nationale. Un plan contenant quelques 500 mesures et qui se veut, selon lui « ambitieux, intégré, cohérent et équilibré entre l’État, le secteur privé et le citoyen ».

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Entre 80 et 100 milliards de dirhams pour le financement

Entre 80 et 100 milliards de dirhams seront nécessaires pour son financement sur 12 mois. Dans le détail, 60 milliards de DH vont couvrir la garantie accordée dans le cadre de Damane Relance; 10 milliards de DH pour la capitalisation des entreprises publiques afin d’apurer leurs dettes envers leurs fournisseurs ; 10 milliards de DH pour la subvention des entreprises en difficulté, soit sous forme de financement du chômage partiel, si la mesure est acceptée, soit sous forme de support de la demande à travers la réduction de la TVA de 20% à 10% ; et enfin 20 milliards de DH pour la création d’un fonds d’investissement sectoriel pour supporter certains secteurs en grande difficulté.

Pour Chakib Alj, l’objectif est de préserver l’appareil productif national et d’éviter une récession durable, de stimuler la demande et aussi de relever de grands défis « dont beaucoup existaient bien avant l’arrivée du Covid », en particulier l’intégration de l’informel, la simplification de la relation entre l’État, le citoyen et l’entreprise, l’inclusion financière et les délais de paiement.

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La CGEM a également fait une demande officielle au gouvernement dans laquelle elle souligne la nécessité de reporter l’opération de l’augmentation du SMIG, prévue en juillet prochain. Les entreprises, en particulier les PME, étant durement touchées par la crise de Coronavirus.
Avec tout ceci, le président de la CGEM reste optimiste. Selon lui, « le pays dispose de tous les atouts (un secteur privé agile et réactif, une position géographique stratégique…) pour transformer cette crise en opportunité, rebondir et se positionner comme une économie à fort potentiel de développement ».
Le plan de relance de la CGEM a été envoyé aux ministères de tutelle des différents secteurs pour discussion et affinement, dans le cadre de l’élaboration du projet de loi de finances rectificative.

 

 

 

Ahlam Jebbar