Terrorisme d’extrême droite : six hommes jugés à Paris

 Terrorisme d’extrême droite : six hommes jugés à Paris

Lors d’un rassemblement contre le racisme et l’extrême droite à Paris, un manifestant affiche une pancarte antifasciste le 21 juin 2026. Crédit : Arnaud Finistre / AFP

Six hommes d’extrême droite comparaissent devant le tribunal correctionnel de Paris dans une affaire mêlant armes, explosif, idéologie nazie et projets d’actions violentes. Les prévenus sont poursuivis pour association de malfaiteurs terroriste et encourent jusqu’à dix ans de prison.

En bref

  • Six hommes sont jugés devant le tribunal correctionnel de Paris.
  • Ils sont poursuivis pour association de malfaiteurs terroriste.
  • L’enquête a révélé la présence d’un explosif et d’armes.
  • Des projets d’actions violentes visant notamment des mosquées sont évoqués.
  • Deux militaires et un ancien policier figurent parmi les mis en cause.
  • Le procès doit se poursuivre jusqu’au 3 juillet.

Armes livrées par colis, explosif retrouvé en perquisition, haine raciste et antisémite décomplexée : six hommes issus de l’ultradroite à Paris comparaissent devant le tribunal correctionnel de Paris.

Six hommes liés à l’extrême droite devant la justice à Paris

Le procès de ces hommes liés à l’extrême droite à Paris s’est ouvert mardi. Il doit s’achever le 3 juillet. Les prévenus encourent dix ans de prison pour association de malfaiteurs terroriste dans une affaire liée à l’ultradroite. La justice les poursuit pour des projets d’action violente, notamment contre des mosquées, dans un dossier de terrorisme d’extrême droite. L’un de ces six accusés ne s’est pas présenté à l’ouverture de l’audience. Parmi les cinq autres prévenus présents figure un ancien policier de 61 ans. La justice le poursuit pour trafic d’armes qu’il aurait notamment fournies à l’un des prévenus. C’est le seul à ne pas répondre d’association de malfaiteurs terroriste.

Un explosif et des armes retrouvés lors d’une perquisition

Les autres sont âgés de 22 à 25 ans. Le premier à avoir été interrogé s’appelle Hisham L. Il a d’emblée contesté avoir projeté une action violente. De père marocain et de mère japonaise, à la barre, il a affirmé ne « pas accepter le métissage ». C’est par lui que l’affaire a démarré en juin 2023. Il avait menacé son frère d’un couteau. Ce dernier avait alors appelé les gendarmes, qui, lors d’une perquisition à son domicile, avaient trouvé un explosif et deux armes longues.

Livraisons d’armes et idéologie nazie au sein du groupuscule

L’un des deux militaires accusés occupe un rôle central au sein de ce groupuscule d’extrême droite. Son activité sur les réseaux sociaux témoigne de son attrait pour l’idéologie nazie et les thèses de l’ultradroite radicale. Les enquêteurs le soupçonnent d’avoir vendu des armes qu’il livrait par colis, principalement à des militants d’ultradroite. Les enquêteurs soupçonnent également un autre militaire d’avoir fourni des grenades. Le tribunal pour enfants jugera séparément un septième homme, mineur au moment des faits.

Vos questions sur l’extrême droite à Paris

Pourquoi la justice juge-t-elle ces six hommes à Paris ?

Ils comparaissent pour association de malfaiteurs terroriste dans une affaire liée à l’extrême droite radicale.

Qu’a découvert l’enquête ?

Les enquêteurs ont notamment retrouvé un explosif, des armes longues et mis au jour un trafic d’armes présumé.

Quelles cibles visaient les militants d’extrême droite ?

Selon le dossier, des projets d’actions violentes visaient notamment des mosquées.

Qui sont les prévenus ?

Les accusés sont âgés de 22 à 61 ans. Parmi eux figurent deux militaires et un ancien policier.

Quand le procès doit-il s’achever ?

Le tribunal doit rendre sa décision à l’issue d’un procès prévu jusqu’au 3 juillet.

 

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Chloé Juhel

Chloé Juhel fait partie de la rédaction web du Courrier de l’Atlas. Elle participe à la production d’articles d’actualité et au développement des contenus numériques du média.