Aulnay-Sous-Bois. La 5e édition du festival de film « Hallnaywood » a lieu ce samedi

 Aulnay-Sous-Bois. La 5e édition du festival de film « Hallnaywood » a lieu ce samedi

Les créateurs du festival de courts-métrages « Hallnaywood », Larif Mze et Djamal Soifeini. Photo : DR

Le festival de courts-métrages « Hallnaywood » revient ce samedi à 14h (4 septembre) au théâtre Jacques Prévert à Aulnay-sous-Bois (93). Interview avec les créateurs de ce festival atypique, Larif Mze et Djamal Soifeini.

 

Pour cette cinquième édition du festival « Hallnaywood », l’organisation s’est entourée d’un jury de prestige présidé par la réalisatrice, productrice et présidente du Festival Cinébanlieue Aurélie Cardin. Les actrices Melha Bedia, Assa Sylla, Lyna Mahyem, l’acteur Ange Basterga, la productrice de théâtre Achou, le réalisateur Julien Hallard, le fondateur du site Booska P. Fif Tobossi, complètent ce jury. Le parrain de cette 5e édition n’est autre que l’acteur Saïd Taghmaoui, originaire d’Aulnay sous-Bois qui a annoncé sur son compte Instagram qu’il sera présent au festival.

Ce samedi 4 septembre, différentes catégories de films seront distinguées, comme celles du meilleur film, du meilleur film « très court » (film de moins de 5 min), et du « Meilleur Clip ». A ces catégories s’ajoutent deux distinctions transversales : Le Coup de cœur du jury et Le Prix du public » (décerné par les spectateurs).

Rencontre avec Larif Mze et Djamal Soifeini.

LCDL : Pourquoi avoir créé ce festival ?

Pour des tas de raisons. A la base, on est juste une bande de cinéphiles qui a eu envie de faire partager leur passion aux autres.

Ça a commencé en mettant en place avec des jeunes de la ville d’Aulnay-sous-Bois des sorties cinéma, des ciné-débats, des sorties en avant-première de films, des participations en tant que spectateurs à des festivals de cinéma, notamment à Cannes en 2013. Et puis, à force de voir des films, nous avons été inspirés pour raconter en images nos propres histoires et encadrer des films d’ateliers.

Enfin, Aulnay-sous-Bois est une ville, qui comme beaucoup de communes du 93, a en son sein de nombreux talents artistiques, avec une jeunesse très créative. Quelque part, on pourrait retourner la question et se demander comment ça se fait qu’il n’y avait pas avant de festivals de ce genre dans notre ville ?

Combien de films avez-vous reçus ? Comment s’est faite la sélection ?

Nous avons reçu énormément de films, la preuve que notre festival intéresse de plus en plus de monde. Nous avons reçu 180 films et en avons sélectionné une bonne vingtaine.

Cela a été fastidieux parce que nous travaillons essentiellement avec des bénévoles qui ont pris sur leur temps libre pour arriver à ce beau résultat. Ce sont eux qui ont vu, noté et débattu autour de tous ces films. Cette année, il y a énormément de films de qualité.

Rencontrez-vous des difficultés pour mettre en place votre festival ?

Ce n’est pas évident bien sûr. Cela demande beaucoup de travail, beaucoup de temps, presque un boulot à plein temps et c’est donc difficile quand il n’y a que des bénévoles dans notre association. Mais ils sont extraordinaires, et sans eux, le festival « Hallnaywood » n’aurait pas lieu.

Nous avons aussi la chance d’avoir de nombreux partenaires qui nous soutiennent depuis le début. Cette année, nous en sommes à notre 5e édition et nous voulons faire grandir cet événement. C’est en ce sens que nous avons eu un entretien avec une élue de la ville d’Aulnay-sous-Bois.

 

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.