Le meilleur kébab de France se trouve à Lyon

 Le meilleur kébab de France se trouve à Lyon

Basma et Redouane Allahoum devant leur restaurant à Lyon CHËF – berliner kebap. Crédit photo : Cyclop Production

Il y a quelques jours, « CHËF – berliner kebap« , domicilié dans le quartier de la Croix-Rousse à Lyon, a été sacré par l’émission culinaire « Très très Bon » meilleur kébab de France. L’équipe avait testé 18 établissements présélectionnés dans toute la France avant de faire leur choix. Nous avons joint Redouane Allahoum, 31 ans. Il gère le restaurant « Chef Berliner Kebab » avec Basma, sa sœur.

 

LCDL : Votre restaurant n’est ouvert que depuis septembre 2020 et le voilà déjà auréolé d’un premier prix…

Redouane Allahoum : Oui et c’est une sacré surprise ! On ne s’y attendait vraiment pas du tout. Avec ma sœur, cela fait quatre ans que nous réfléchissons à ce projet. Nous avons essayé de penser à chaque détail. Apparemment, nous avons bien travaillé !

Vous étiez styliste avant d’ouvrir un kebab…

Oui. C’est un grand écart, je sais ! Ma mère est cuisinière et pâtissière. Dans notre famille, nous avons toujours très bien mangé. C’est dans notre ADN. Ouvrir un restaurant de qualité est donc pour moi une suite logique. Ma sœur a eu également plusieurs expériences dans la restauration. En plus d’avoir été serveuse, elle a été commis de cuisine. Son expertise est précieuse. Avoir pu ouvrir ce restaurant en famille est un pur bonheur. Nous, au départ, on voulait juste bien faire les choses…

Le meilleur kébab de France se trouve à Lyon
Kébab de chez CHËF – berliner kebap

Justement, qu’est-ce qui vous différencie des autres kébabs ?

Je ne connais pas les autres restaurants pour vous répondre précisément. Ce que je peux dire c’est que chez nous, tous les produits sont de qualité. La viande est d’origine française, le pain nous est livré par un boulanger, nos frites sont faites maison. Nos kebabs, à base de veau ou de poulet sont accompagnés de légumes et de feta. Nous avons même un kebab vegan à base de seitan, une viande végétale, que nous grillons à la plancha.

Qu’est-ce que ce prix a changé pour vous ?

Avant, nous avions du monde, mais depuis ce prix, c’est de la folie ! Il y a parfois plus d’une heure et demie de queue ce qui cause de temps en temps de l’énervement parmi les clients, ce que nous comprenons. Nous faisons ce que nous pouvons et nous demandons à nos clients un peu de compréhension et surtout de la patience.

 

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.